Decouvrez Romain et JC, une belle histoire d’amour, photographié par Peter Enhancer

Croisés à de multiples reprises aussi bien dans des soirées que sur des évènements plus sportifs, ces deux bogosses ne laissent personne indifférent. Nous avons voulu en savoir plus...

Croisés à de multiples reprises aussi bien dans des soirées que sur des évènements plus sportifs, ces deux bogosses ne laissent personne indifférent. Nous avons voulu en savoir plus sur leur couple et leurs multiples activités dans la communauté gay parisienne.

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Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Romain : J’ai 28 ans et je vis dans le 18ème à Paris où j’ai toujours habité. Je suis coach sportif pour particuliers : j’ai un studio de personal training (studio de musculation privatisé) où je reçois mes élèves à Gare du Nord.

JC : Tout le monde m’appelle JC et on me demande souvent « JC pour ? » alors, pour vous, un scoop : JC, c’est pour Jean-Christophe. J’ai 32 ans et, après avoir longtemps bossé dans le commerce, je me suis lancé dans la création de ma boîte : je suis donc devenu électricien pour IDE.

Depuis combien de temps êtes-vous ensemble et comment vous êtes-vous rencontrés ?

jc6RM : Nous nous sommes rencontrés en jouant au baby-foot du Freedj, il y a maintenant 7 ans [ndlr : le Freedj fêtera ses 8 ans ce mardi 20 septembre]. C’est un bar gay du Marais que nous fréquentons depuis son ouverture et auquel nous sommes très fidèles. JC est venu habiter avec moi il y a un peu plus de 3 ans, ce qui a marqué « l’officialité » de notre couple.

JC : Je crois que je n’oublierais jamais cette première rencontre : je le trouvais tellement beau ! On s’est vus et revus plusieurs fois, mais une situation et des sentiments compliqués ont fait que, même si on se plaisait, on est restés « potes de baby » un moment. Avec le temps, on a partagé de plus en plus de choses et un jour… on s’est dit : « je t’aime ». Enfin, mea culpa, c’est moi qui l’ai dit le premier. On a attendu encore quelques années, sinon c’était trop facile, et on s’est mis ensemble. Du coup, on a fixé notre date « officielle » au premier jour où on a vécu sous le même toit, sinon ce serait trop compliqué de décider quand ça a vraiment commencé.

« Nous avons tous les deux un fort caractère et je pense que c’est ce qui, paradoxalement, nous rapproche le plus. »

En dehors de l’amour que vous avez l’un pour l’autre, qu’est-ce qui vous rapproche le plus ?

RM : Nous avons tous les deux un fort caractère et je pense que c’est ce qui, paradoxalement, nous rapproche le plus. En effet, nous nous ennuierions très probablement si l’une de nos personnalités prenait le pas sur l’autre.

JC : Sans oublier le jeu et le sexe ! Au-delà de l’aspect passionné, il y a aussi le fait qu’on vive ensemble : des petites attentions quotidiennes avec des mises au point et des embrouilles, bien sûr, qui font qu’on est bien l’un avec l’autre.

Votre couple envisage-t-il d’avoir des enfants ? Vous intéressez-vous à la GPA par exemple ?

jc4RM : Pour le moment, nous avons des divergences sur l’éducation à donner à nos éventuels enfants, ce qui nous amène à dire que nous avons le temps d’y penser pour nous mettre d’accord.

JC : De plus, malgré les évolutions récentes, les enfants dans un couple gay, c’est encore un sujet compliqué. Du coup, même si on n’est pas du tout fermés à l’idée, on préfère effectivement se laisser du temps.

Avez-vous des endroits coquins ou festifs que vous aimez bien ? Y a-t-il un lieu que vous recommanderiez tout particulièrement ?

RM : À part au Freedj, nous sortons rarement. Il faut dire que nous sommes toujours dans un look vestimentaire qui ne nous permet pas souvent d’aller partout (survêt/TN). En revanche, lorsque nous voyageons, que ce soit à Berlin, Lisbonne, Madrid ou Montpellier, nous sortons davantage.

JC : Pour ne pas le nommer, il y a un bar du Marais dont l’entrée nous est interdite, la majorité des établissements sont plutôt ouverts. Au-delà de ça, si on va toujours au Freedj, c’est aussi parce que le staff y est adorable et que les clients sont plutôt cools. Sans oublier le baby, bien sûr. Ce bar, c’est un peu chez nous, en fait. En matière d’endroits coquins, ça nous arrive d’aller au Sun City, mais sinon on sort assez peu sur Paris.

Vous vous investissez tous les deux dans pas mal d’activités. Romain, tu es coach sportif et très présent dans le milieu sportif LGBT : peux-tu nous parler de ta passion ?

RM : Je fais du sport depuis toujours. Après un parcours universitaire qui m’a permis de toucher à tous les sports, j’ai décidé de me consacrer au coaching sportif en musculation, tout en continuant d’autres activités sportives dans le milieu LGBT. Le milieu sportif LGBT parisien est plutôt bien structuré, la plupart des assos étant affiliées à la Fsgl (Fédération sportive gaie et lesbienne). Après avoir été président d’une asso LGBT de football, vous pouvez maintenant me retrouver aux Panamboyz. Cette association, qui entame sa 4ème année d’existence, est très active sur le plan de la lutte contre les discriminations avec des opérations comme les lacets arc-en-ciel. Cette opération de visibilisation de la lutte contre l’homophobie dans le football a permis de montrer des joueurs de ligue 1 nous soutenir en portant nos lacets pendant une journée de championnat, rien que ça !

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Jean-Christophe, tu t’investis beaucoup dans le milieu fetish et tu as organisé la Players Party avec ton frère Peter. Qu’est-ce qui t’intéresse dans ce milieu et as-tu d’autres actus à nous révéler ?

JC : Certains ont connu tnkiff77 ou tnkiff94, ça fait bientôt 10 ans que je fréquente le milieu fetish. Je trouve que c’est un super espace de liberté où tout est à faire et où presque tout est faisable. L’organisation de la Players avec mon petit frère en est le parfait exemple. C’est un milieu dans lequel on peut se faire plaisir tout en bossant pour faire plaisir aux autres, quoi de mieux comme cadre ? Le jeu, la sensualité et la sexualité sont vraiment très présents dans la vie des gays et, en France, c’est encore un sujet assez tabou, chacun le vivant plutôt en privé. Mon idéal, c’est un espace où chacun peut vraiment vivre ses fantasmes et se libérer des conventions dans un cadre safe. Quand on revient de Berlin, par exemple, on se rend compte qu’on est très en retard sur la libération des pratiques, mais très en avance sur l’aspect protection. Une actu… un secret de polichinelle plutôt, il y aura au moins une édition de la Players Party en 2017.

Propos recueillis par Christophe SORET

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INFOLINE

www.rm-coach-sportif.fr
www.facebook.com/IDElectricite

POUR LES RETROUVER :

www.freedj.fr

www.fsgl.org

http://panamboyz.fr

www.players-party.com

www.suncity-paris.fr

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