LE PUMPING – OU L’ART DU GROS PAQUET

DOSSIER PRATIQUE

Envie d’en avoir plus dans le caleçon ? Et si vous testiez le pumping ! Contrairement aux idées reçues, cette pratique ne vous transformera pas d’un coup de baguette magique en pornstar TTBM mais, avec un peu de connaissances et d’exercices, vous pourrez clairement donner du volume à vos parties intimes. Comment ça marche ? Quels modèles choisir ? Est-ce que ça fait mal ? Johann, notre expert en la matière, répond à toutes nos questions…

Propos recueillis par Nicolas Maille

LE PUMPING, C’EST QUOI?
Il faut tout d’abord faire la distinction entre l’approche médicale/fonctionnelle liée aux problèmes d’érection et celle, plus ludique, qui nous intéresse. Dans ce cas, on utilise une pompe à vide et un cylindre dans lequel on met son pénis et/ou ses testicules pour leur don-ner plus d’ampleur. La pression entraîne un afflux sanguin vers les tissus et, au fil du temps, les organes grossissent. Le pumping agit surtout sur le volume et non sur la longueur. Ce n’est donc pas la solution miracle pour transformer un micropénis en anaconda [rires] !Et, contrairement à l’injection de silicone, les effets sont réversibles.

COMMENT LA PRATIQUE S’EST-ELLE DÉVELOPPÉE ?

Les premières pompes érectiles sont arrivées dès le début du XXème siècle. Les modèles étaient assez simples et leurs effets sur l’érection plus que discutables. Le pumping comme pratique, s’est, lui, développé plus tard, dans des garages avec des objets détournés : des pots de confitures, des pièces trouvées dans des magasins de bricolage… Les bocaux n’avaient pas encore d’entrée pour connecter une pompe. On mettait simplement un tuyau entre le pénis et le contenant et on aspirait avec la bouche. Puis, les pratiques se sont perfectionnées et certains amateurs ont même développé leurs propres marques.

« Ce n’est pas la solution miracle pour transformer un micropénis en anaconda »

QUE FAUT-IL POUR COMMENCER?

Le plus important, au début, c’est de se donner un but : est-ce que je veux un pénis plus large ou plus lourd, un gros paquet rond et homogène, les deux ? Une fois décidé, il faut choisir le bon cylindre. Je conseille de ne pas prendre un modèle trop grand pour débuter. Il vaut mieux commencer petit et changer quand ça touchera les bords. Petit conseil pour bien choisir la taille : vous devez être capable de mettre un doigt dans le cylindre après avoir inséré vos parties intimes.

Y A-T-IL DES MARQUES À PRIVILÉGIER?

On trouve beaucoup de gadgets sur le marché, des produits avec des tubes en plastique de mauvaise qualité ou qui prétendent pouvoir augmen-ter la longueur du pénis alors que ce n’est pas du tout le but du pumping. Il faut donc savoir investir et choisir le bon produit. Il y a quatre marquesphares reconnues : LA Pump et Thick Wall [prix et efficacité au top] d’une part et, pour les plus aguerris, MonsterPump et Pumptoys [Bull Master].

« Le plus important, c’est de se donner un but : est-ce que je veux un pénis plus large ou plus lourd, un gros paquet rond et homogène, les deux ? »

LES EFFETS SONT-ILS IMMÉDIATS?

À court terme, le volume et la longueur augmentent pendant quelques heures. Sur le long terme, le liquide aspiré dans les tissus du pénis ou du scrotum disparaît et tout redevient comme avant, contrairement à l’injection de silicone qui est irréversible. Ce n’est que grâce à un entraînement régulier, et à la connaissance de quelques règles de bases, que vous pourrez augmenter le volume de votrepaquet de manière quasi permanente.

QUELLES SONT LES RÈGLES INDISPENSABLES À CONNAÎTRE ?

 

Boire beaucoup d’eau avant, pendant et après une session car cela sollicite énormément de liquides dans votre corps. Avant de commencer,vous pouvez prendre une douche chaude pendant quinze minutes, ce qui favorise l’extension des tissus. Il est conseillé de réduire les poilsdu pubis et des testicules car leur présence peut provoquer des appels d’air. Évitez de prendre de l’alcool ou de la drogue pour bien être à l’écoute des réactions de votre corps. Toutes les dix ou quinze minutes, pensez à masser les testicules pour aider la circulation du sang. Il faut bien lubrifier, notamment pour aider à faire le vide. Beaucoup utilisent du gel à base de silicone, voire de l’huile, ce que je décon-seille car ces produits s’infiltrent partout et attaquent le plexiglas des cylindres. Le Fist Powder c’est parfait pour lubrifier, ça reste sec à l’extérieur, sans tacher les vêtements, et c’est facile à doser. Et le plus important : avoir en tête que la patience est la clé de la réussite. Ça ne sert à rien d’« overpumper », trop fort ou trop longtemps.

EST-CE QUE ÇA FAIT MAL ?

Non, le pumping n’est pas du BDSM. Il faut vraiment le voir comme un entraînement sportif. Quand vous débutez à la salle de sport, vous ne soulevez pas directement 100 kg [rires] ! Il ne faut pas pomper à sec pendant des heures. Il n’y a pas de règles concernant la pression du cylindre, ou le nombre de minutes à respecter, mais je conseille, à un débutant, de ne pas dépasser vingt minutes sans faire de pause. Le plus important c’est de s’écouter. Si vous sentez des douleurs, il vaut mieux vous arrêter un moment avant de recommencer. L’idée n’est pas de faire mal à votre corps mais de l’entraîner.

SUR QUELLES PARTIES DU CORPS PEUT-ON S’ENTRAÎNER ?

Le pumping peut concerner le pénis, les testicules, le scrotum, le gland, l’anus… Beaucoup l’utilisent aussi pour développer les tétons. Mais le nipple pumping c’est un autre chapitre…

LE PUMPING EST-IL ASSOCIÉ À DES VÊTEMENTS EN PARTICULIER ?
Effectivement, on va privilégier des matières extensibles qui mettent en valeur le paquet comme le lycra/spandex venant du monde du sport. Le cuir est trop rigide et le latex aplatit l’effet obtenu, donc on oublie.

« Le pumping n’est pas du BDSM. Il faut vraiment le voir comme un entraînement sportif »

EST-CE QUE C’EST UN PLAISIR AVANT TOUT SOLITAIRE ?

Oui et non : comme c’est une pratique qui commence tout juste à se démocratiser, les mecs « initiés » n’osent pas forcément partager leur expérience et, en même temps, il y a une curiosité grandissante chez les « profanes ». Autour de moi, par exemple, beaucoup d’amis oude connaissances me demandent des conseils car je ne cache pas mon fétichisme pour le pumping. J’ai déjà eu l’occasion de donner des « cours » chez Boxxman pour une audience qui voulait savoir comment choisir la bonne pompe et le bon cylindre. Depuis je fais ducoaching personnalisé en live ou par webcam.

COMMENT ES-TU DEVENU TOI-MÊME « INITIÉ » JUSTEMENT?

Il y a quelques années, je suis tombé sur deux sites web créés par un daddy allemand : George Andreas aka Nipplecoach. Sur son site [www.nipplecoach.com], il donnait des conseils à des mecs qui n’avaient aucune connaissance sur le sujet. À cette époque, je l’ai contactéen ne sachant à peu près rien sur le pumping. On a tout de suite développé une forme de connexion et on a souvent plaisanté sur le fait que celle-ci est exactement une complicité daddy-son dans le fait d’enseigner et d’apprendre. En même temps, c’est une relation à double sens, car je lui donnais des stimulations et des idées nouvelles. Ainsi, le pumping concerne, selon moi, le partage d’un savoir. C’estune véritable communauté pour beaucoup de mecs, aujourd’hui dans la vie réelle, mais aussi via Internet et la webcam, car les pumpersaiment partager non seulement le résultat mais le processus.

ET TOI, QUE RECHERCHES-TU DANS CETTE PRATIQUE ?

C’est comme donner des vacances à mon esprit après une journée de travail [il bosse dans la mode]. J’aime ce processus d’entraîne-ment et le côté « provocation » quand on exhibe le résultat. J’ai aussi la chance que mon copain tienne la boutique Boxxman à Paris, etle sex-shop en ligne www.dark-ink.com, ce qui m’a permis de faire des recherches sur le sujet et d’être en contact avec des fabricants de pompes, comme Chris Kalev, le propriétaire de LA Pump, pour développer de nouveaux produits avec eux.

ON DIT SOUVENT QUE LES ADEPTES DU PUMPING SONT ATTIRÉS PAR LE FANTASME DU « GROS PAQUET », EST-CE QUE C’EST TON CAS ?
Oui, enfant, je me souviens très bien que j’étais attiré par les gros paquets des daddies en speedos que je voyais à la plage. C’était plus de l’admiration qu’un désir explicite de sexe mais je pense que ma fascination pour les « bulges » vient de là.

PLUS D’INFOS ET PRODUITS :www.dark-ink.com

 

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