ÊTRE ÉPANOUI AU SEIN DE LA COMMUNAUTÉ LGBT

SANTÉ 

On vous pose la question, car force est de constater qu’un certain mal-être est palpable au sein de la communauté LGBT, d’ailleurs confirmé par de récents travaux. Il peut se traduire par diverses formes : des troubles anxieux, une solitude, une dépression voire des idées noires. Dans ce contexte, comment s’occuper au mieux de soi ? Cette mode actuelle du bien-être est-elle compatible avec le mode de vie LGBT ?

ÊTRE GAY EXPOSE DAVANTAGE AUX TROUBLES PSY ?

Non, ce n’est pas l’homosexualité qui est un risque de problèmes psychologiques mais c’est la trajectoire sociale que l’on prend au cours de sa vie. Dès l’adolescence, à force de stigmatisation ou d’homophobie ordinaire, on peut être amené à intérioriser une certaine honte mettant à mal la « fierté d’être soi »: on parle alors d’homophobie intériorisée. Or, une faible estime de soi n’a pas pour seule conséquence des difficultés à s’accepter. Elle a également un effet sur le risque de contracter des IST, déjà surexposées chez les gays,car si l’on ne se respecte plus en tant que personne, pourquoi se protéger ?

BE YOURSELF !

Cette expression est plus simple à dire qu’à faire car « être soi-même » ne veut rien dire en soi. C’est un travail quotidien qui peut parfoisfois transparaître comme une injonction dans le milieu social dans lequel on évolue. Quoi qu’on en dise, le monde n’est pas aussi bienadapté aux LGBT qu’aux hétéros, surtout au sein de nos sociétés hétéronormées dans lesquelles nous représentons une minorité et où il faut se battre pour être bien et être « soi-même ».

LE BIEN-ÊTRE SE TRAVAILLE

Le bien-être ne tombe pas du ciel ! C’est un choix ou une façon de voir la vie. Chacun peut choisir d’être bien dans sa peau, ou non, en arrêtant d’attendre que des choses ou des personnes extérieures nous rendent heureux mais en créant soi-même son propre bonheur.

CULTIVER SON BIEN-ÊTRE

Il n’existe pas de formule magique pour se sentir mieux. Il faut cultiver la « positive attitude » par de nouvelles habitudes à prendre. Lapremière étape est de débrancher son smartphone car SMS, mails, Grindr et Cie, nous envoient des push à longueur de temps quiusent notre énergie sur des sujets futiles. Ensuite, il faut se convaincre qu’il y a du bon dans toutes les situations de la vie, même quand rien ne va plus. Cela ne signifie pas nier ses problèmes mais se focaliser davantage sur le positif. Par exemple, on peut commencer parréapprécier certaines choses simples auxquelles nous ne prêtions plus attention comme un rayon de soleil ou une douche bien chaude.

ÊTRE À L’ÉCOUTE DE SON CORPS

Dans nos modes de vie effrénés, on ne se concentre, en général, que sur le plus urgent de notre « to-do-list » en se délaissant soi-même. Or s’oublier trop souvent peut altérer notre état général et faire le lit de nombreux troubles comme le stress ou le burn-out. Prendre soinde soi passe par un ensemble de petites choses comme le sommeil, l’alimentation ou l’activité physique qui sont autant de leviers du bien-être pour retrouver un état de sérénité.

« Il faut être fier d’être soi »

SE REPRENDRE EN MAIN

C’est humain de flancher et de perdre quelques fois espoir, le tout est de se reprendre en main lorsque de tels moments surviennent. Quand on passe par un mauvais cap, une prise de conscience est nécessaire, seule, ou à l’aide d’un(e) thérapeute. Gardez à l’esprit que même si le chemin pour s’en sortir peut paraître sinueux, il vaudra toujours la peine d’être parcouru.

UN PSY, MOI ? JAMAIS !

Le premier réflexe naturel est souvent de vouloir gérer, soi-même, ses difficultés. Mais, quelques fois, nos émotions nous dépassent et faire appel à un professionnel peut nous permettre d’avancer. Il n’y a donc pas de « petit » ou de « grand » problème. Ce n’est pas la dureté d’une épreuve qui est importante mais son ressenti personnel. N’ayez donc aucune honte à demander de l’aide.

RESTEZ VIGILANTS

Dans le secteur en plein boum du « développement personnel », il faut être vigilant face à ces nouvelles pseudo-professions commecelles de relaxologue, de psychopraticien ou encore de coach de vie, qui ne requièrent aucun diplôme d’État. Si vous avez besoin d’être aidé ou accompagné, en ne consultant qu’un psychologue ou un psychiatre, vous limiterez les risques de vous exposer à une thérapieparfois douteuse.

PLUS D’INFOS :

S’occuper de soi et surfer sur la vague du bien-être est-il compatible avec notre mode de vie LGBT? On en discute lors de la prochaine

Causerie santé spéciale : S’occuper de soi – Bien-être et mode de vie LGBT, le mercredi 23 janvier à 19 h au Centre LGBT de Paris.

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