Pourquoi le sexe est bon pour la santé ?

SANTÉ 

Vous cherchiez encore une bonne raison de vous envoyer en l’air ? Sachez Messieurs que de récentes études ont prouvé scientifiquement les nombreux bienfaits de la sexualité sur notre santé… Alors, prêts pour une partie de jambes en l’air ?

Par Thomas Kassab

La sexualité : scientifiquement prouvée et approuvée.

C’est indéniable, de nombreuses études le confirment, la sexualité, cette sorte pulsion de vie, contribue à notre santé mentale voire même notre longévité. Outre le plaisir évident que le sexe procure à l’instant T, une sexualité épanouissante est le meilleur allié de notre quotidien.

Pour ne citer qu’un exemple, au moment de l’orgasme, le feu d’artifice hormonal sécrété par notre cerveau crée une sensation unique et singulière alliant euphorie et relaxation.

L’énergie physique dépensée pendant l’acte et le bonheur associé qui en découle amènent par la sorte un meilleur équilibre moral et hormonal, en d’autres termes la ‘zenitude’. 

Chimie et alchimie érotiques.

Tous les plaisirs que les sexualités procurent s’expliquent dans la plupart du temps par la chimie l’hormone coupable de l’alchimie entre deux amants s’appelle l’ocytocine. Elle est boostée par les caresses et les baisers en tout genre jusqu’à atteindre sa concentration maximale dans le sang au moment précis de l’orgasme éjaculatoire, l’apothéose du bien-être.

Ainsi, en cas de jachère sexuelle, il vaut mieux passer au plaisir solitaire plutôt que d’attendre des semaines sur des applications un partenaire. Quant aux ‘plan odeur’, ceux sont les phéromones qui sont au coeur de l’attirance sexuelle. Il a fallu de études récentes sur les phéromones et la mise en évidence d’attirances sexuelles liées aux odeurs, pour reconnaître le rôle de l’odorat dans la vie affective humaine : jusque là, cette fonction paraissait strictement réservée aux animaux… alors réveille l’animal qui dort en toi ! 

C’est bon pour le moral !

« Sex is beautiful ! Sex is good ! » chantait notre idole Georges Michael dans les années 80 et il n’avait pas tort. Avoir une sexualité régulière et satisfaisante procure un bien-être et un effet tranquillisant sans pareil et, là encore, les responsables sont nos hormones.

Bien plus qu’un anxiolytique, la sexualité peut être un vrai antidépresseur naturel. Il y aurait d’ailleurs une étroite corrélation entre la santé mentale et la frustration liée à une sexualité décevante. D’après de récentes études, ces troubles seraient largement en lien avec un déficit en endo-morphines pas assez sécrétées au moment de l’éjaculation finale.

Transposons : qui serait ravi de gravir les Alpes si une barrière nous empêche d’achever notre périple à la dernière étape qui nous sépare du sommet ? Certes, on a vu du paysage, mais pas toute la beauté du panorama. 

Sexualité et coeur font bon ménage.

À la trappe l’idée que l’activité sexuelle est dangereuse pour le coeur, et même pour les ‘jeuniors’ ! Au contraire, c’est l’abstinence accompagnée d’insatisfaction qui augmenteraient les risques cardiaques. Par exemple, le risque de mortalité cardio-vasculaire est divisé par deux pour les amateurs de plaisirs érotico-charnels.

« La sexualité peut être un vrai antidépresseur naturel »

En plus d’être un excellent exercice physique, l’activité sexuelle augmente la fréquence cardiaque, élimine les toxines par la sueur et tonifie les muscles. A noter : l’alchimie d’une sexualité épanouie n’est pas corrélée à la quantité mais la qualité de nos échanges, sous peine d’avoir ‘l’orgasme triste’ qui est un orgasme purement mécanique, dénué de tout sentiment de bien-être, de plénitude et de réalisation de soi. Donc privilégiez la qualité à la quantité !

Ejaculer, c’est la santé. 

Chez nous, Messieurs, une récente étude a prouvé que des éjaculations fréquentes abaissent le risque du cancer de la prostate. Loin d’être faites à la louche, ces statistiques sont plus que précises : la prévention devient palpable à partir de douze éjaculations par mois et lorsque l’on dépasse le cap des vingts on réduit ce risque d’un tiers !

D’un point de vue anatomique, lors de la propulsion du sperme, la prostate est en quelque sorte massée par les muscles du périnée, de l’urètre et de l’appareil génital interne qui se contractent par saccades. Par ce biais, les cellules carcinogènes potentiellement présentes sont éliminées. Mais encore, éjaculer fréquemment réduirait aussi les micro-calcifications (micro-dépôts de calcium) dans la prostate. Vous n’avez pas de partenaire sous la main ?

Qu’à cela ne tienne ! Prenez les (la) chose(s) en main car les études soulignent aussi que le plaisir solitaire prémunirait également notre organe mâle par excellence de ces pathologies.

Le plaisir ne se limite pas qu’à l’éjaculation. 

Apogée d’un plaisir sexuel intense, l’éjaculation se résume souvent à l’émission de sperme mais ses rouages vont bien au-delà… Le plaisir orgasmique commence dès les préliminaires jusqu’au moment post-coïtal. En mode préliminaire, le liquide pré-éjaculatoire (précum pour les intimes), trahit notre niveau d’excitation et a pour rôle de lubrifier l’urètre. Au moment de l’éjaculation, le lâcher-prise décuple l’hormone du plaisir, l’endorphine, qui se propage alors dans tout l’organisme. Après l’acte, nous perdons rapidement notre tonus musculaire, notre érection fait « pschitt » et l’hormone du plaisir laisse place à celle de la sérénité : l’endo-morphine. La sexualité offre ainsi tout un panel de plaisirs et d’hormones.

Sexualité et plaisir solitaire.

Tout le monde sera d’accord : la masturbation a pour but d’atteindre l’orgasme, cet instant magique qui nous permet ensuite de nous sentir mieux mais pas que ! En version solitaire, se masturber, et plus généralement se toucher ou se caresser, permet de découvrir et d’affûter nos zones sensibles pour mieux les appréhender lors des rapports à deux, ou à plusieurs d’ailleurs…

La plaisir solitaire demeure en quelque sorte une sexualité en dehors des contraintes classiques de la sexualité à deux. Elle permet d’offrir une sexualité où l’imagination a le premier rôle. Par exemple, la personne qui se masturbe prend du plaisir mais aussi peut se créer un monde personnel qui n’est pas fondé sur les critères du réel, ni même de la cohérence… donc libre court à ses fantasmes.

Et quand la sexualité va mal ? 

Même si la sexualité est une source de désirs et de plaisirs infinis, elle peut rapidement être source d’angoisses et de stress lorsqu’elle se dérègle. Lorsque le cas se présente, un sexologue peut se révéler d’une très grande aide et vous offrir la possibilité de comprendre et de soigner les troubles sexuels, qu’ils soient d’origine organiques ou psychologiques.

« La sexualité peut rapidement devenir source d’angoisses »

Mais attention, la profession de sexologue n’est pas règlementée en France et quiconque peut s’autoproclamer sexologue. Pour éviter de vous engager dans des thérapies douteuses ou couteuses, vérifiez les diplômes du spécialiste avant de vous lancer et choisissez, de préférence, un « psychologue sexologue » ou mieux un « médecin sexologue » qui est le seul pourvu d’un diplôme reconnu par le Conseil de l’Ordre des Médecins et délivré par une Faculté de Médecine. 

PLUS D’INFOS : Troubles du désirs, absence d’orgasme, difficultés à éjaculer ou blocage sexuel ? Ne laissez pas la situation se pérenniser. Le SNMS (syndicat national des médecins sexologues) peut vous aider à trouver un spécialiste proche de chez vous pour vous aider, leur annuaire est disponible sur www.snms.org

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