Evidence fetish : « On nous compare souvent à une grande famille »

Née en 2016 à Nice, l’association est devenue une pièce maîtresse de la communauté fétiche française. Roberto, un de ses fondateurs et actuel président nous en raconte l’histoire et...

Née en 2016 à Nice, l’association est devenue une pièce maîtresse de la communauté fétiche française. Roberto, un de ses fondateurs et actuel président nous en raconte l’histoire et revient sur l’un de leurs événements majeurs : Nice so fétiche.

 

Pour commencer, racontez-nous comment est née l’association en 2016 ?

Elle est née de ma rencontre avec Stéphane [le vice-président], et de notre envie commune de créer quelque chose dans ce qui était un désert fétiche. On avait les mêmes envies, la même passion. On a mis nos idées en commun, notre volonté et Evidence est née !

L’association est née en PACA. Y-a-t-il une forte communauté fétiche, et en quoi se différencie-t-elle des autres ? On ne savait pas au début, si oui ou non, il y avait une communauté fétiche qui répondrait … Finalement, à force de travail et de communication, la communauté s’est réveillée ! Evidence est un concept. On ne s’arrête pas à une histoire de région ou de pays.

C’est une façon de vivre son fétiche, que ce soit de façon ponctuelle ou un mode de vie, que l’on soit débutant ou expérimenté, et quel que soit son fétiche. Tout le monde a sa place. On privilégie le social, les rencontres, le contact, les fous rires, un bon verre ou un bon resto. On nous compare souvent à une grande famille. Quels sont les objectifs de l’association ? Depuis sa création, notre objectif était de faire grandir la communauté dans le sud, faire entendre notre voix au niveau national et international. Et nous y sommes parvenus ! Nous sommes désormais membres de L’ECMC (la confédération européenne).

Et nous organisons en 2020, ici à Nice, l’AGM de l’ECMC, et l’élection de Mister Leather Europe ! Nous continuons à faire grandir notre communauté…

Comment définiriez-vous l’ambiance qui règne au sein de votre association ?

En un mot : familiale. Y a-t-il une charte à signer quand on entre chez vous ? Non, ce serait difficile pour une asso multi-fétiche. Chaque fétiche ayant ses propres codes. Mais nous veillons au grain… association 23 fetish Quel est le profil de vos membres ? Il n’y a pas de profil type. Nous avons fini l’année 2018 avec 74 membres. Ils adhèrent car l’association leur correspond, elle est tournée vers leurs besoins et envies. Nous avons des membres niçois, de la région PACA, mais aussi de Paris, Lille par exemple, et même d’Italie, de Belgique, et du Québec !

Quelles sont les activités que vous proposez ?

Nous organisons pratiquement un rendez-vous fétiche par mois : le samedi Apéro Fétiche au Malabar Station. S’en suit un dîner, plutôt hors milieu. Le but étant de se mêler aux gens. Le dimanche ça se passe chez nous, on invite tous les membres à un brunch. À la belle saison, le dimanche c’est Pool Party ! Parlez-nous de Nice So Fétiche… Nice So Fétiche est notre petit bébé. L’idée était d’attirer à Nice les fétiches de toute l’Europe et même ceux d’Outre-Atlantique … Un projet ambitieux, osé, risqué et pourtant un réel succès.

Tous nos membres, amis et proches ont répondu présents. Notre travail depuis la création de l’asso a contribué à faire du “Nice So Fétiche” un événement international. fetish 24 Fort du soutien de nos partenaires locaux, français, et européens la dernière édition a dépassé toutes nos espérances. Nous comptions 180 personnes au dîner officiel pour ce 3ème opus… C’était incroyable !

Ce week-end est un vrai moment de partage et de convivialité. Petit à petit, cet événement devient important en Europe et suscite la curiosité.

“Notre projet principal est l’organisation de l’élection Mister Leather Europe en 2020″

Vous luttez également contre l’homophobie…

Nous n’avons pas la prétention de nous comparer à toutes ces associations militantes, de prévention et d’entraide que l’on a dans notre milieu. Nous soutenons nos partenaires comme SIS, Enipse le Centre LGBT Nice Côte d’Azur lors de leurs rassemblements militants quand cela arrive. Nous avons chez les fétiches un slogan depuis plus d’un an “ stronger together”.

Nous militons contre l’homophobie par la visibilité. Cette visibilité que nous donnons se traduit par un mélange avec les Niçois au quotidien. Qu’ils soient homos ou hétéros, on suscite la curiosité, l’étonnement, des personnes que l’on croise. Ce n’est que très rarement hostile…

Quels sont vos projets?

Notre projet principal est l’organisation de l’élection Mister Leather Europe en 2020. C’est une grande fierté pour notre association. Ca se déroulera pendant le “Nice So Fétiche #5”. C’est un gros travail d’organisation. Nous avons fait nos armes avec les Nice So Fétiche précédents, et nous sommes de taille à relever le défi. Cela pourrait engendrer 50% de fréquentation supplémentaire.

C’est là qu’est le challenge. Nous avons conscience du boulot que ça va demander, mais nous sommes tellement excités et association 25 fetish fiers d’organiser ça chez nous, que peu importe ! Allons-y !

Comment as-tu toi-même découvert cet univers?

Pour moi le début de ma vie fétiche correspond à ma rencontre avec mon mari il y a 10 ans. On est ou on n’est pas fétiche . On ne le devient pas. On franchit ou non le pas, mais on ne devient pas fétiche . C’est quelque chose que l’on ressent. Une envie, un penchant sexuel que l’on ne contrôle pas.

Mon mari étant lui aussi fétiche, ça m’a permis de le vivre pleinement. Dès la première rencontre. Il faut comprendre que le fétiche a un lien très étroit avec le sexe. Ce qui nous différencie de quelqu’un qui trouve juste sympa de porter un pantalon en cuir. Chez nous ça réveille des pulsions, une excitation et une montée de testostérone. Pour ma part, je vis mon fétiche, le cuir, à fond .

En dehors de mon boulot, je suis tout le temps en cuir, pour le supermarché, pour prendre l’avion ou le train, pour aller au resto, chez moi, avec la famille. Je suis bien quand je suis en cuir, pourquoi m’en priver ?

Que diriez-vous à quelqu’un qui hésite encore à devenir fétiche ?

À quelqu’un qui hésite encore à franchir le pas, je lui dirai simplement de me contacter pour en discuter, de venir nous rejoindre pour un de nos apéros fétiche au Malabar Station, de venir voir comment ça se passe réellement. On saura mettre en confiance et lui donner l’envie d’explorer plus loin son propre fétiche. Il n’y a pas de règles de comment vivre son fétiche. Chacun le vit à sa façon, avec différents degrés d’implication. Il faut juste être honnête, envers soi et envers les autres. C’est pas un boulot , c’est juste du fun ! La vie est courte… Voilà une façon de s’amuser et d’avoir du bon temps ! Profitons-en à fond !

PLUS D’INFOS : www.evidence-fetiche.com

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