Men in France, « Mif, c’est nous tout simplement »

Men in France, ou MIF pour les intimes, est lancée en 1998, à Paris. A une époque où l’internet commence à peine à émerger, l’association se fait rapidement un...

Men in France, ou MIF pour les intimes, est lancée en 1998, à Paris. A une époque où l’internet commence à peine à émerger, l’association se fait rapidement un nom au sein de la communauté LGBT+. Aujourd’hui, le fondateur Jimmy et l’actuel président Pierrick font un état des lieux de leur association, toujours plus présente.

Propos recueillis par Cyril Mestourt

Dans quelles circonstances votre association a-t-elle été créée ?

Jimmy : Il y avait un réel manque d’associations conviviales et ouvertes à tout type de physiques, et d’âges, qui cherchait à voir du monde plutôt que faire du militantisme ou du sport. De ce besoin, Men in France est née.

Quel est l’objectif d’une telle association ?

Jimmy : Il n’a pas changé en plus de 20 ans : la convivialité et la lutte contre l’exclusion. Lutter contre l’exclusion et favoriser la convivialité commence par ne pas faire rentrer les gens dans des cases car chacun est unique.

Pierrick : MIF propose de rencontrer du monde, sortir des applis, Retrouver l’humain que nous sommes afin de sociabiliser. Nous refusons de devoir cataloguer notre objectif, on ne fait pas de sport et de culture, on ne fait pas un seul loisir, on n’est ni militant ni un corps de métier. Nous englobons tout ça sans aucune barrière.

Men In France a-t-elle un poids important dans la vie de la communauté LGBT+ masculine, aujourd’hui ?

Pierrick : Je ne sais pas. Une chose est certaine, nos anciens et récents membres ont trouvé ce qu’ils cherchaient avec nous, des amitiés sincères et c’est notre plus grande fierté. Nous sommes légitimes à 100% car nous n’existons pas ailleurs, avec une moyenne d’adhésion de 100 membres par an et un turn over de 30%.

Jimmy : Nous sommes présents et visibles dans la vie associative tant par les multiples activités que par les aspects plus communautaire : mariage pour tous, candidature de Paris pour l’accueil des Gay Games en 2018, et participations aux défilés de la marche des fiertés.

Quelles sont les principaux événements de MIF ?

Jimmy : Chaque année, MIF organise environ 80 à 100 événements qui vont des classiques soirées apéro/restau’ aux courts séjours à l’étranger, en passant par des sorties culturelles et sportives.

Nous proposons aussi des jeux comme les Escape room et la chasse au trésor inter associative qui réunit chaque année plus de 50 personnes, lâchées dans Paris. Le but, résoudre diverses énigmes, porter un regard différent sur Paris et surtout lever un peu les yeux des smartphones..

Finalement, votre association s’empare-t-elle des sujets actuels, comme l’homophobie et le GPA ?

Jimmy : L’association lutte au quotidien contre l’homophobie en développant la convivialité, c’est son ADN. Cependant, l’association n’est pas, comme je le disais plus haut, militante de première main, ce n’est pas son objectif principal.

Nous sommes toujours présents auprès des associations pour relayer des actions, des messages ou faire partie de collectif au besoin : collecte de fonds avec un Tea Danse pendant les Gay Games, en 2018, par exemple.

Avez-vous un message à adresser à la communauté gay masculine ?

Pierrick : Lâchez vos téléphones, osez parler à ce mec, ça n’engage absolument à rien. Paris n’est pas cette ville où la vie gay est morte. Même si les lieux changent, la communauté reste. Allez à sa rencontre, elle est entre autre dans les associations.

La question en plus au président, Pierrick : Une personnalité militante à laquelle vous vous identifiez ?

Jérémy Ferrari, aussi surprenant que cela puisse paraître. Nous avons la même approche des échanges, du dialogue et de la notion de liberté individuelle, tout en étant particulièrement sceptique et taquin. Lui le fait sur scène, moi je le fais au quotidien.

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