Rainbow House, association LGBTQI+ Belge

Rainbow house est une organisation à but non-lucratif qui remplit certaines missions. Article traduit depuis l’anglais, en partenariat avec KET Magazine Bonjour, Oliviero, pouvez-vous présenter Rainbow House en quelques...

Rainbow house est une organisation à but non-lucratif qui remplit certaines missions.

Article traduit depuis l’anglais, en partenariat avec KET Magazine

Bonjour, Oliviero, pouvez-vous présenter Rainbow House en quelques mots ?

La première mission de Rainbow House consiste à recenser un important réseau d’associations LGBTQI+ locales et de les aider à travailler plus efficacement. Les actions de ces associations se tournent vers les policiers LGBTQI+, les travailleur.se.s du sexe, les personnes transgenres, les gays musulmans ou encore le cinéma LGBTQI+, pour en citer quelques unes.

Rainbow House est une équipe de six personnes issues de différents milieux, parmi lesquelles je suis le seul homme cisgenre. Nous produisons nos propres projets, comme le L-Festival et le Festival des Fiertés. Plus important encore, nous assurons différents services parmi l’assistance psychologique et juridique des victimes d’agression. Enfin, Rainbow House tient aussi un bar.

Quand avez-vous décidé de vous impliquer pour la communauté LGBTQI+ ?

Au départ, je n’étais pas réellement motivé à l’idée de travailler au sein de la communauté LGBTQI+. Je ne voulais pas que mon travail soit aussi proche de mon orientation sexuelle. En 2013, je suis parti en Russie pour enseigner les langues étrangères. Le pays venait juste de voter une loi anti-gay qui interdisait les LGBTQI+ de parler ne serait-ce que de leur orientation sexuelle …

Un jour, mon patron m’a dit de supprimer toutes les photos qui pourraient paraître suspectes. C’était la première fois que j’étais confronté à la censure. Quelques jours plus tard, une chaîne française a réalisé une enquête d’opinion sur l’homosexualité. Lorsque j’ai demandé les résultats, ils m’ont dit que 30 des 40 personnes interrogées étaient en faveur de cette loi. Dès ce jour, j’ai réalisé qu’il y avait encore beaucoup de travail à faire dans des pays où l’homosexualité est punie par la loi.

Un de vos premiers projets chez Rainbow House a été d’ouvrir une plateforme de soutien pour les demandeurs d’asile LGBTQI+. D’où est venue cette idée ?

En 2014, mon mari qui était encore un migrant sans papiers, me parlait pendant des heures de sa lutte en tant que gay musulman. Il me disait à quel point c’est difficile d’être gay dans la communauté musulmane, mais aussi car être musulman dans la communauté gay n’est pas non plus facile. Les religions sont extrêmement méfiants envers les personnes LGBTQI+, et inversement.

J’ai parlé de ce sujet lors de mon entretien de motivation chez Rainbow House et nous avons décidé d’ouvrir un service qui assure davantage de visibilité et d’aide pour les demandeurs d’asile LGBTQI+. Chaque année, plus de 1000 personnes demandent l’asile sur le motif de leur orientation sexuelle. Ils viennent d’Europe centrale et de l’Est, d’Afrique, d’Amérique Latine …

Comment accompagnez-vous donc ces personnes, aujourd’hui ?

Nous avons un bureau ouvert à toute personne qui recherche des informations et de l’aide pour les procédures administratives. Nous les aidons à préparer les documents nécessaires, les coachons sur des entretiens avec des officiers d’immigration et les encourageons à parler plus librement de leur orientation sexuelle, puisqu’ils n’en ont jamais eu la chance.

Il n’y a pas si longtemps, nous avons commencé à visiter des centre d’hébergements pour rencontrer toute la communauté de réfugiés et les sensibiliser sur la culture LGBTQI+. Le but est d’empêcher qu’ils ne reproduisent les comportements homophobes qu’ils ont pu hériter de leurs pays d’origine.

Plus d’infos :

Retrouvez la version originale de l’article du dossier Résistance Queer dans le dernier numéro de KET.  

Découvrez l’actualité de Rainbow House sur son site web et sur Facebook.

Association

Vous serez intéressé par :

FERMER
CLOSE