La Mine

La Mine ferme définitivement ses portes

A Paris, le propriétaire de La Mine a annoncé la fermeture définitive du bar gay, samedi 23 janvier. Depuis son ouverture en 2013, les lieux ont fait la joie...
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Crédit photo : Facebook Olivier Robert

A Paris, le propriétaire de La Mine a annoncé la fermeture définitive du bar gay, samedi 23 janvier. Depuis son ouverture en 2013, les lieux ont fait la joie de la communauté. 

Fin d’une histoire ! A peine est-on passé devant la devanture de La Mine, trois affichettes mettent en évidence un message clair : “Bar Fermé”. Fort de cette évidence troublante, Olivier Robert, figure éminente de la vie nocturne à Paris, a annoncé la fermeture définitive de son établissement, samedi 23 janvier. “C’est avec beaucoup de compassion, de tristesse, que le Bar La Mine ferme ses portes…”, a-t-il annoncé sur son profil personnel, le coeur serré. “Faites un geste engagé en achetant son mobilier, sa décoration, et lui apporter votre aide et soutien…”, a exprimé Olivier Robert, gérant de The Labo dans un certain espoir de voir l’essence du lieu préservée.

Le week-end de la fermeture, une vente des effets de La Mine a eu lieu pour que les propriétaires puissent avoir une source de revenus et rebondir professionnellement. Des habitués du bar leur ont tendu la main, certains allant même jusqu’à vendre entre autres des œuvres d’art signées en leur noms pour les soutenir. Sacré Engagement !

Longue histoire, tragique dénouement

La Mine voit le jour en 2013 dans le 4e arrondissement de Paris, au coeur du Marais gay. A peine ouvert, l’établissement affiche clairement son identité, puisqu’il s’adresse à la communauté 100% gay masculin. Dans ses soirées orientées, il explore toutes les facettes du fétichisme, que ce soit par le vêtement ou par la pratique. En conséquence, on y trouve notamment ses apéros, mais aussi des événements en lien avec des festivals et des associations. C’est là toute la recette qui fera son succès pendant des années.

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Fin 2019, la covid-19 pointe son nez sur le sol français. A l’échelle LGBTQI+, beaucoup d’établissements subissent de plein fouet les conséquences de la crise sanitaire, entre couvre-feu, mesures politiques et confinement. Au plus mal financièrement, le patron des lieux fait les différentes demandes pour obtenir les aides de l’état et de la ville de Paris. Finalement, ces rentrées d’argent ne permettent pas de couvrir l’impact liée à la fermeture de La Mine. Sans perspective de réouverture, il n’a finalement d’autre choix que de fermer les portes du bar une fois pour toutes. Tristesse !

La nuit gay au bord du gouffre ?

En pleine crise sanitaire, les établissements LGBTQI+ de Paris peinent à tenir les deux bouts. Du Gibus au Dépôt, en passant la Mutinerie, le Banana Café et le Raidd, de nombreux lieux communautaires peinent à voir un avenir positif dans le maintien de leurs propriétés. Début janvier, les propriétaires du Tango annoncent l’obligation de céder les murs qui abritent le Tango. “On n’a aucune visibilité sur une possible date de réouverture. De toute manière, on ne tiendra pas jusqu’en septembre 2021.”, avait alors déclaré Alexis Carcassonne, l’un des propriétaires du Tango, à Têtu. 

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Sous l’étendard “Je soutiens le Bar’Ouf”, les propriétaires de l’établissement, Anne et Marie, ont lancé un appel à contribution auprès des habitués du lieu, en septembre 2020. “Si comme nous, le Bar’Ouf est un lieu qui vous ressemble, un bar où vous aimez vous retrouver pour boire un verre, découvrir des expositions, rencontrer des associations, vivre des évènements culturels et sportifs, ou encore danser jusqu’au bout de la nuit, alors votre soutien financier nous est indispensable.”, peut-on notamment lire sur la page de la cagnotte. Au 23 janvier 2021, l’objectif est loin d’avoir été atteint, puisque le montant des donations est en-deçà de la moitié. Alors, aidons-les !

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