Festival Écrans Mixtes : cinq incroyables films à découvrir au plus vite

...

À Lyon, le festival Écrans Mixtes débarque dès le 23 juin. Au programme, de l’amour, des passions, de l’histoire et du sexe seront au rendez-vous jusqu’à début juillet. On vous fait découvrir cinq réalisations. 

Famille tu me hais : 

Tout au long du film Famille tu me hais, les jeunes hommes se confient en racontant comment ils réapprennent à vivre, à se respecter et à se projeter dans l’avenir. Et ce, après avoir été détruits par ceux qui auraient dû les aimer. Gaël Morel, parrain de l’association Le Refuge, donne la parole aux personnes pour lesquelles l’abri, qui est censé être une bulle de protection, s’est transformé en enfer. Soit, une série de témoignages touchants dans un long-métrage poignant à souhait, dont vous pouvez découvrir la critique dans Garçon Magazine n°30.

Go Fish : 

Go Fish suit les aléas du quotidien de cinq jeunes lesbiennes aux États-Unis. Autour du souhait de Max de trouver une amoureuse, sa bande d’amies va faire tout son possible pour la rapprocher de la petite nouvelle, Ely. Que va-t-il advenir de cette entreprise ? Avec Go Fish,  Rose Troch signe « un film par, sur et pour des femmes. ». « C’est le produit du militantisme. Nous appartenions toutes à une organisation appelée Queer Nation et aussi à Act Up. », disait-elle à propos de son long-métrage, en 2009. En conséquence, c’est une belle visibilité de la communauté lesbienne que la cinéaste nous présente là. 

Le prédateur : 

À tout juste 15 ans, Ezequiel a déjà conscience de son attirance pour les hommes. Pendant les vacances d’été, il fait la rencontre de Mono, de six ans son aîné, un skateur taciturne, mais beau gosse. Les deux garçons vont rapidement découvrir les joies de la sexualité gay, entre désir et intimité. Mais, cette liaison saura-t-elle passer la saison ? Fidèle à son art, Marco Berger signe une fantastique romance juvénile. En son sein, il y mêle les ingrédients dont il est le seul maître : danse des regards, silences, discordances entre réalité et imaginaire, plaisir homosexuel. Enivrant !

Retrouvez également : Des images aux mots est enfin là !

No hard feelings : 

Fils d’immigrés iraniens, un jeune homme gay, Parvis, mène une existence libre en Allemagne, dans les bars LGBT et les applis de rencontres. Un jour, il fait la connaissance d’un frère et d’une sœur dans le centre communautaire où il travaille. De cette double relation naissante, amoureuse pour l’un et amicale pour l’autre, des liens forts vont se nouer. Sauront-ils surmonter les obstacles du regard sociétal ? Dans une autobiographique réaliste et percutante, Fariaz Shariat dépeint minutieusement des portraits de personnages vivants de manière précise et sans cache. Le résultat, remarquable entre tous, donne un véritable récit d’apprentissage.

Madame : 

« Ma chère grand-maman, ça fait 15 ans que tu es partie. Mais, le son de ta voix résonne encore en moi ». Dans une chambre à Berlin, un jeune homme, Stéphane (le narrateur de l’histoire), se plonge dans ses souvenirs, ceux d’une autre époque. Il parcourt d’anciennes photos, réécoute des messages téléphoniques et visionne des vidéos de sa grand-mère. Dans une importante introduction, le réalisateur esquisse le fin portrait de sa proche parente, auquel il infuse une partie de lui. De fil en aiguille, il y incorpore savamment un problème bien plus profond encore, inhérent au genre. La finalité, fulgurante entre toutes, rend compte d’une divine autobiographie. 

Plus d’infos : 

Découvrez tous les films que le festival Écrans Mixtes va proposer du 23 juin au 1er juillet, ainsi que les invités de cet événement tant attendu.

Culture

FERMER
CLOSE