Un marché met en lumière la culture drag et queer

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Lancé pour la première fois en septembre 2020, le marché drag et queer propose tout un panel de produits pour devenir expert dans cet art. Tout cela complété par des performances hautes en couleur de figures issues de cette scène. Soit, sur la même base que des événements comme Rupaul’s drag con. Ghost Elektra, initiatrice du projet, en parle avec nous.

COMMENT L’IDÉE T’EST-ELLE VENUE ?

Une amie à Berlin tient un marché de Noël coquin, le Kinky Christmas Market, où on peut y découvrir tout ce qui touche au corps, au plaisir et à la sexualité. Un jour, j’y suis allé et j’ai tout de suite trouvé que le concept, qui avait notamment des performances et des tables rondes, était génial.

Alors, je me suis dit : « pourquoi ne pas faire quelque chose de similaire où des personnes viendraient s’approvisionner en chaussures, perruques et faux ongles, regarder des drag shows, parler de cette thématique ». Voilà comment le projet est né en France.

QUEL EST L’OBJECTIF D’UN TEL ÉVÉNEMENT ?

On veut toucher un public queer qui connait le drag, de même que des personnes étrangères à ce milieu. Nous souhaitons leur montrer ce que c’est, qu’on n’est pas juste des monstres qui se maquillent dans notre cave, mais des artistes qui s’amusent et font leurs emplettes aussi. Tout cela de manière fun, politique et militante.

POURQUOI LE FAIRE À PARIS ?

Parce que j’y suis né, que j’y ai vécu presque toute ma vie et que je me produis davantage dans la capitale qu’ailleurs. Et puis, je connais plus de choses et de personnes ici : des drags, des lieux, des performeurs. Ce qui est donc plus pratique et facile pour l’organiser et réunir des artistes.

ES-TU FIÈRE D’AVOIR ÉTÉ À L’ORIGINE DE CETTE INITIATIVE, POUR LE MOINS NOVATRICE ?

Oui, tout à fait. Pour le premier rendez-vous, j’ai dû tout faire seul en deux semaines et demie, de la programmation à la promotion, en passant par la production et la logistique. Lors du lancement, j’étais super contente du résultat, puisqu’on a fait 2000 personnes en turn-over pendant tout l’événement. Aujourd’hui, je suis ravie que ce soit un succès et qu’il grandisse encore plus.

DÉBUT JUILLET, TU AS RENOUVELÉ LE CONCEPT AVEC UNE SECONDE ÉDITION. DIRAIS-TU QU’ELLE A ÉTÉ PLUS PRÉPARÉE QUE LA PRÉCÉDENTE ?

J’ose espérer. Le problème, c’est le court délai qui m’a été octroyé par le lieu à cause des restrictions en constante évolution. J’ai eu quatre semaines pour le mettre en place, j’ai galéré et stressé. Comme je vais changer d’endroit, l’an prochain, je vais me donner trois mois pour tout organiser. Je pourrai accueillir le double d’exposants et, c’est que j’aimerais, faire venir des queens de RPDR et plus encore.

À L’AVENIR, ENVISAGES-TU D’EMMENER LE MARCHÉ DRAG & QUEER EN DEHORS DE PARIS ?

Bien sûr. Je voudrais bien l’exporter à Lyon, qui a une belle scène queer, ou à Nice. L’idée serait de m’associer avec des producteurs locaux, même si c’est en plus petit format. Mais, on verra bien.

PLUS D’INFOS :
Retrouvez l’actualité du marché Drag & Queer sur : @marchedrag

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