Centre d'archives LGBTQI+

Le centre d’archives LGBTQI+ revient sur la table

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Lundi 25 janvier, le projet de Centre d’Archives LGBTQI+ a fait son retour dans les discussions, à Paris. En cause, l’élu politique, Aurélien Véron, a déposé un vœu à la mairie où il officie.

Centre d'archives LGBTQI+

Rebondissements en chaîne ! En début de semaine, le projet de centre d’archives LGBTQI+ est revenu sur la table des discussions politiques à Paris. A l’échelle de sa mairie, Aurélien Véron a déposé un vœu autour de ce dispositif communautaire. « Je demande à la mairie de Paris Centre de trouver un espace digne et fonctionnel pour accueillir le centre d’Archives LGBTI+ en réelle autonomie.« , a expliqué le conseiller libéral de Paris, sur Twitter. En cause, l’élu y voit “un vieux et beau projet légitime qui fait consensus”, comme il l’explique à Têtu. “Je ne vois pas comment Anne Hidalgo peut s’y opposer. Il faut arrêter de tergiverser et faire avancer le projet.« , confie l’homme politique proche de Rachida Dati, au média. 

Un engagement de longue haleine

Base de 50 années de revendications, le projet de Centre d’Archives LGBTQI+ naît d’une association presqu’éponyme, en 2017. Son objectif est clair : un objectif clair : “œuvre[r] pour la création d’un centre d’archives LGBTQI+ communautaire et autonome à Paris Île-de-France”. Rapidement, il réunit une vingtaine d’associations et des spécialistes pour sauvegarder nos mémoires, écrire nos histoires, transmettre nos cultures. C’est le début d’une longue aventure, semée d’embûches et de petites victoires. 

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Deux ans plus tard, le Collectif Archives LGBTQI+ donne la parole à ses homologues étrangers dans un projet vidéo. De Berlin à Londres, ils ont démontré l’importance de créer un tel centre pour conserver des traces de l’histoire. “Il faut que les récits des personnes LGBTQI soient documentés parce que nous avons toujours été là.”, a confié Veronica McKenzie, membre du projet Haringey Vanguard, à Londres. Cette action sert de base pour leur demande auprès de la Mairie de Paris, en septembre 2020, puis la tribune à Libération, début janvier.

Les tensions s’éveillent

Suivant la prise de parole de l’élu Aurélien Véron, des élu.e.s politiques et activistes sont montés au créneau dans le débat autour du projet. En tête, Raphaëlle Rémy-Leleu (EELV) a vu, dans l’engagement du proche de Rachida Dati, une forme de pinkwashing. « Alors que leur vœu mentionne les revendications du Collectif pour les archives LGBTQI, c’est bien leur famille politique qui s’allie à l’extrême droite en Île-de-France, combat les associations, leurs actions, leurs plaidoyers, leurs subventions« , explique l’élue parisienne. 

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De son côté, le sociologue et membre de Collectif Archives LGBTQI+ a pris sa part dans le débat idéologique autour du projet. « Il ne faut pas faire de l’idéologie et ressortir le vieux clivage gauche/droite. Je ne peux pas savoir si Aurélien Véron est sincère ou pas dans sa démarche. Après tout, la préservation du patrimoine, c’est aussi une valeur de droite. Ce que je vois, c’est que l’élu fait avancer les choses. Après tout, c’est la droite qui donne de l’argent pour aider les TDS. », a-t-il ainsi répliqué auprès de Têtu. L’activiste en a également profité pour faire réagir Jean-Luc Romero concernant l’implication de la Mairie de Paris dans le projet, sur Twitter. 

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