L’Artiste Pître a encore plein de choses à montrer

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Trublion, Autodidacte huberlulu, acrobate… Bien des mots peuvent qualifier l’Artiste Pître, sans que ce soit assez. Depuis plus de 15 ans (officiellement), il fait le rire et les plaisirs de son public. Aujourd’hui pleinement déconfiné, ce parisien comique entend reprendre du jalon.

Dès qu’il se lance dans la représentation humoristique en 2004, lors d’un salon à l’Olympia (officiellement du moins, car il était déjà en exercice bien avant), l’artiste Pître affiche clairement les couleurs. « Il avait besoin, d’abord en tant que ‘chenille’, puis de former sa chrysalide. Grâce à mon travail de peinture, ça a fait exploser quelque chose de latent et qui souhaitait s’exprimer. Aujourd’hui, j’assume pleinement ce personnage et j’ai l’impression de déployer mes ailes un peu plus. », confie Stéphane, l’homme qui se cache derrière le performeur.

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UNE PLEINE ASCENSION

D’un tableau à l’autre, il ne cesse de détourner l’art avec une bonne dose d’humour, des maître(sse)s d’écoles à Jacques Brel. « Allez-vous spontanément deviner quelle chanson s’est m’a inspiré pour réaliser sa dernière collection ? », s’interroge-t-il dans un teasing du projet-hommage sur le chanteur de Ces gens-là, à l’époque.

Pour ne rien perdre de sa superbe, ce talent de la Ville lumière profite des confinements à répétition pour parfaire son univers. Le résultat, fulgurant entre tous, donne un « book 3.0 » dans lequel il répertorie l’intégralité des travaux qu’il a entrepris jusqu’à présent:

Coloscopître, Pokémon, Lassie, Insémination, etc. Dans le même temps, l’artiste Pître se penche sur les nouvelles idées qu’il pourrait proposer à son public lors du retour de la culture. Et surtout pour « a-musée la galerie ! ». Il en parle aujourd’hui avec nous.

À CE JOUR, VOUS AVEZ UNE SOIXANTAINE D’EXPOSITIONS À VOTRE ACTIF. COMMENT ARRIVEZ-VOUS À EN IMAGINER AUTANT ?

Je peins depuis plus de vingt ans, c’est tout à fait normal. Et puis, avec l’actualité et les questions de société, il y a de quoi amasser des éléments pour faire un projet. Selon moi, l’inspiration est intarissable, tout est un sujet : une rencontre dans la rue, une interview, etc. Et puis, j’aime tordre toutes les informations que je collecte dans tous les sens pour le rendre humoristique et ludique.

POUR LES SEMAINES ET MOIS À VENIR, AVEZ-VOUS DE NOUVELLES IDÉES ?

J’en ai plein en tête, oui. Avec le confinement, j’ai pu me retrouver chez moi en ermite pour créer non-stop. Et, actuellement, j’ai énormément de matières, avec notamment trois ou quatre collections en perspective. Cela promet d’être fourmillant.

Tous les jours, je mangeais et dormais comme peintre, je me concentrais sur moi-même. Je n’avais pas besoin de faire semblant. C’était le meilleur moment de ma vie, une bénédiction même.

ALLEZ-VOUS MONTRER CERTAINES DE VOS CRÉATIONS ?

Oui. En octobre, je vais proposer une énorme fresque de 35 m, que j’ai faite au cours de cette période de confinements, lors du salon d’Automne, aux Champs Élysées. Je vais également participer à l’expo 4 arts, où j’aurai l’occasion de présenter ma toute dernière collection sur l’évolution.

Ensuite, j’ai répondu à un appel d’offres du Grand Paris pour habiller les 30 gares qui jalonnent les stations de RER. J’espère au moins pouvoir y inscrire une toile sur 50m² dans l’une d’elles. En dernier lieu, je souhaite mettre en avant une partie de mes tableaux au Mange-Disque, mon QG ancestral (qui m’a vu naître), lors de sa réouverture (l’intérieur, NDLR).

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