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Paris : le centre LGBT voit très grand dans son agenda culturel

Pour le mois de décembre, le Centre LGBT de Paris/IDF compte envoyer du lourd dans son rendez-vous exposition. Au programme, huit artistes vont être mis à l’honneur au cours...

Pour le mois de décembre, le Centre LGBT de Paris/IDF compte envoyer du lourd dans son rendez-vous exposition. Au programme, huit artistes vont être mis à l’honneur au cours d’un événement mensuel exceptionnel. 

Xecon Uddin

Xecon Uddin est un plasticien et se passionne des arts visuels depuis sa plus tendre enfance. Il se lance dans cette voie, en 2007, lorsqu’il sort de l’école Les Beaux-Arts, à Dhaka (Bangladesh). le talent local publie rapidement un premier projet, Les Poésies Bleues. Pourtant, il sent que ses perspectives sont limitées, ce qui le pousse à se rendre dans la capitale française en 2010. Dès lors, il jouit pleinement d’une plus grande liberté et enchaîne les séries, parmi lesquelles notamment L’esprit de l’âme queer, The reincarnation of thought, Unifinished poetry et Installation & performance. Aujourd’hui, le Centre LGBT lui donne une opportunité supplémentaire de diffuser son art. Magnifique ! 

Paris

L’Artiste Pître

Plasticien, coloriste et illustrateur, L’Artiste Pître est, comme il aime le dire, “un peintre décomplexé qui sévit à Paris depuis quelques années”. En parfait trublion et acrobate, il décline ses tableaux (BD, déco d’intérieur, portrait, etc.) au gré de son imagination, son sarcasme, son insolence et son impertinence. C’est ce qui lui a notamment permis de s’impliquer dans des projets tels que Coloscopitre, Poichonnerie-Charcutruie et Homoglobine. Aujourd’hui, il entend se surpasser une nouvelle fois avec l’opportunité que lui offre le Centre LGBT… et suivant ses charmantes créations en plein coeur de la rue des rosiers. 

Qweek

Anne Malvy

Anne Malvy est peintre pastelliste, portraitiste et sculptrice. Au rythme de ses toiles, l’artiste représente l’humain tel qu’elle le voit, beau, laid, oppressé, blessé, défiguré, nu. Une parfaite manière de montrer la violence et les discriminations qui planent sur Terre, particulièrement à l’encontre des minorités. « J’ai toujours réfléchi couleurs, matières et formes. Quand j’ai fait de la déco et du stylisme, c’est en pensant à la peinture. Je travaille essentiellement sur le motif d’après nature, sur le vif, quitte à terminer en atelier. L’interaction de ce que je vois du monde extérieur et de la sensation qu’il me procure est indispensable, c’est le moteur qui sous-tend mon art. », confie-t-elle notamment à propos de son art. 

Qweek

Daniel Nassoy

Dès le début de sa carrière, Daniel Nassoy s’est tout de suite épanché sur la représentation de l’homme. Au départ, l’artiste utilise des procédés simples : quelques lumières, une teinture noire, un mur blanc. Avec sa toute première série, a-Paris-tions I, il libère ses modèles de leur cocon d’intimité pour les incruster aux multiples matières du réel. Puis, avec le second volet de son projet a-Paris-tions, il atteint le paroxysme dans l’illustration du nu masculin, en ajoutant des éléments supplémentaires. 

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Petit à petit, la dimension de son travail devient esthétique puis militante. L’artiste parisien enchaîne les séries engagées : homophobie, rejet, condamnation des personnes LGBTQI+, etc. Une approche dans laquelle l’homme restera, bien sûr, toujours au cœur de ses préoccupations. Soit, une “essence fragile, face à un monde de plus en plus interconnecté, mais de moins en moins lié.”. Aujourd’hui, Daniel Nassoy s’implique une nouvelle fois pour sa communauté, comme il a notamment pu le faire bien avant avec Cartes du corps, puis son exposition en octobre 2021.

Plus d’infos :   

Retrouvez également l’agenda culturel du centre LGBT dans le dernier numéro de Qweek, disponible dans les établissements partenaires à Paris, mais aussi en ligne sur Calaméo.

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