Hervé Latapie : son avis sur la PrEP

Alors que la PrEP fait débat en France, Hervé Latapie à Paris souhaite apporter son point de vue. Rappelons que la PrEP (Prophylaxie Préexposition) consiste à proposer à des...

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Alors que la PrEP fait débat en France, Hervé Latapie à Paris souhaite apporter son point de vue.

Rappelons que la PrEP (Prophylaxie Préexposition) consiste à proposer à des personnes séronégatives qui n’ont pas systématiquement des rapports protégés par le préservatif de prendre un traitement d’antirétroviraux dans le but de diminuer le risque d’infection par le VIH (le médicament en question est actuellement le TRUVADA).

« Tous ceux qui vocifèrent à mon sujet parce que je me montre plus que sceptique sur la PrEP comme moyen miraculeux de résoudre tous nos problèmes de santé sexuelle vont devoir se calmer : je suis heureux de leur répondre que je m’aligne sur le rapport du comité d’experts dirigé par le professeur Morlat.

Il définit le cadre d’une mise en place de la PrEP pour les gays et les trans : Le groupe d’experts recommande que la PrEP :

• soit considérée comme une modalité de prévention s’inscrivant dans une démarche de santé sexuelle globale (BIII) ;

• s’inscrive comme une modalité de prévention complémentaire des autres modalités déjà préconisées dans le cadre de la prévention dite « combinée » de l’infection VIH qui prend en compte l’ensemble des stratégies de prévention (stratégies comportementales, utilisation du préservatif, dépistage, traitement antirétroviral des PVVIH et prophylaxie post exposition) (BIII) ;

• puisse être prescrite aux HSH non infectés par le VIH :

– rapportant des relations anales non protégées avec au moins deux partenaires sur une période de six mois (AI) ;

– ou ayant présenté plusieurs épisodes d’IST (syphilis, infections à Chlamydia, gonococcie ou primo-infection par les virus des hépatites B ou C) dans l’année ou ayant eu plusieurs recours à une prophylaxie antirétrovirale post-exposition dans l’année ou ayant l’habitude de consommer des substances psycho-actives lors des rapports sexuels (BIII).

• soit réalisée avec un accompagnement (counseling) visant à favoriser l’adhésion à cette modalité de prévention et l’adoption à terme de pratiques sexuelles à moindre risque vis-àvis de toutes les IST (BIII) ;

• s’accompagne d’une réévaluation du statut vaccinal des personnes et de la proposition, si nécessaire, de vaccinations vis-à-vis des virus des hépatites A et B (AII) et du méningocoque (BIII). »

Hervé Latapie

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